Bonjour,
je me rends compte que l'analyse du temps à travers les différents mouvements peut s'avérer trop large, et vous porposez à tout le monde de réduire son champ de recherche.
Donc, après avoir parcouru :
« Space, time, and thought in Kant » d’Arthur Melnick
Et
Dans : « Le problème du temps, sept études » par Jean-Louis Vieillard-Baron
J’ai trouvé que les notions de temps, de sensations et de représentation chez Kant, ainsi que ses pensées sur l’espace comme se devant d’être une performance et/ou une activité afin d’être extensif et continu m’intéressent beaucoup. Je pourrai les relier à la ville archipel de Koolhaas. Ou encore aux Event cities de Tschumi. J’ai également mis la main sur un pdf intitulé :
L’hypothèse du continu
Oswald Mathias Ungers : Berlin et la ville archipel
Rem Koolhaas : New York Délire
Publié par le Laboratoire de théorie et d’histoire 1
Prof. Jacques Lucan de l’école polytechnique fédérale de Lausanne qui parle de critères dont deux niveaux de définition du plan
Premier niveau : la structure.
Deuxième niveau : l'événement (qui correspond à l'accidentel, au spontané et
quelquefois au temporaire).
C’est cet aspect temporaire, évenmentiel et continu de la ville qui m’intéresse. Je pourrai donc concentrer ma recherche sur ces études de Ungers et Koolhaas. Ma problématique serait : la ville archipel comme rassemblement d’événements discontinus et renouvelables? Est-ce vraiment le système que la ville contemporaine a besoin de fournir pour ses usagers? Ou faut-il au contraire revenir à un système moins temporaire et plus « fixe »?
Dans le fond, je voudrais savoir si je pourrais me fier sur ces critères de Ungers pour élaborer sur ce système de ville.
RépondreSupprimer"PLANNING CRITERIA", 1976
Il s'agit d'une conférence prononcée à Harvard le 25 mars 1976,
dont le texte sera publié dans Lotus International, Milan, n°11, 1976.
Premier critère : le contexte
"Une confrontation permanente avec l'environnement tel qu'il existe."
"Le projet est déterminé par un thème spécifique, par l'intégration dans un contexte
existant et aussi par l'intensification d'un lieu. Les concepts architecturaux sont
basés sur un renforcement du génie du lieu à partir duquel ils se développent et
duquel ils sont partie prenante."
Deuxième critère : deux niveaux de définition du plan
Premier niveau : la structure.
Deuxième niveau : l'événement (qui correspond à l'accidentel, au spontané et
quelquefois au temporaire).
Troisième critère : la pluralité des solutions
"Les projets sont mieux caractérisés comme fragments et solutions partielles pour
un site spécifique, que comme réalisations d'une idée platonicienne. Ils peuvent être
considérés comme une tentative pour s'échapper du mythe du plan parfait."
Quatrième critère : l'architecture comme élément urbain
L'architecture est un élément urbain répondant à des conditions d'environnement, et
non pas un objet.
Cinquième critère : l'usage
"Pour ses plans, le concepteur est confronté au problème de devoir choisir entre
précision et adaptabilité, et de devoir définir des éléments fixes ou non."
"Cette approche est à l'opposé de ce que les concepteurs ont l'habitude de faire,
c'est-à-dire chercher des solutions au maximum planifiées pour un ordre le plus
élaboré et déterminé possible, et fixer chaque fonction ou prédéterminer chaque
mouvement dans l'espace."
Tous ces critères ramènent à la pluralité des solutions, à l’adaptabilité et donc au temps dans la ville.
Koolhaas dit aussi dans New York délire et la cité du globe captif :
« Les changements dans ce ciel idéal seront rapides et continus: un riche spectacle de joie éthique, de fièvre morale ou de masturbation intellectuelle. L’effondrement de l’une des tours peut siginifier deux choses : échec, abandon ou un Eureka visuel, une éjaculation spéculative »
Il est donc toujours question de changements au cours du temps dans la ville. C’est ça qui m’intéresse et je voudrais approfondir cet aspect particulier dans des textes de Ungers et Koolhaas afin de les ramener à ma problématique :
Cette forme de penser la ville comme une trame où les éléments se renouvellent sans cesse (et où toute l’architecture n’est pas objet mais plutôt réponse temporaire) est-elle vraiment viable pour notre époque?
Appuyée ou contredit par les textes de Virilio qui datent à peu près de la même époque. (« Esthétique de la disparition a été écrit en 1980)
Bonjour, Abel,
RépondreSupprimerJ'ai pas vu ce commentaire... mais j'ai vu le courriel... Tu as trouvé un thème très intéressant - pas facile - mais qui vaut la peine de lire davantage. Je t'encourage à décrire ce sujet dans le TP1 - bien sûr. Mais les références dont tu dons me semblent parler d'autres choses que le temps - en somme - d'un attitude à la ville comme changement ou plutôt comme une trame d'événements - trame dans le sens d'une structure fixe permettant le changement.
À suivre...
A
Jai lu votre commentaire sur le blog, et je comprends. Je me suis peut-etre mal exprimé mais cest exactement ca dont je veux parler. Quand je dis le temps, je veux surtout dire les changements, les transformations les évenements successifs qui se passent dans la ville, et à quel rythme. Et je comprends que la grille permette d'unifier ces changements à travers une trame rigide qui contient des ilots muables. Cest de cette muabilité dont je veux parler, et de la provenance de ces théories qui semble découler de ces années. J'ai notamment trouvé un pdf intéréssant qui compare les théories de Koolhaas et de Ungers, leur travail surtout. Je ne suis juste pas encore sur de la problématique. Mais je trouvrai, car c'est vraiment de changements et des événements de la ville dont je veux parler.
RépondreSupprimerMerci! Abel
Je vous ai renvoyer un courriel car c'est bel et bien de ces changements et des évenements dans la ville dont je veux parler.
RépondreSupprimerMerci encore!