Bonjour,
J’ai trouvé les livres de Paul Virilio :
« Esthétique de la disparition » et « A landscape of events ». Après avoir lu leurs deux préfaces, il me semble que le deuxième traite plus du sujet qui m’intéresse, c'est-à-dire « le temps » dans la ville. L’introduction de Tschumi est d’ailleurs forte intéressante, et se conclue avec la phrase : « P.V.’s thesis may be simply that time has finally overcome space as our main mode of perception. » Je pense que la lecture de Virilio pourrait s’avérer pertinente dans sa critique « of the acceleration of the reality of time ».
J’ai également trouvé des livres de Stéphane Gruet, notamment :
« Poïesis architecture no 12 : La ville et le temps »
qui parle du principe de « mouvement » de la ville et de la génération de ses propres lois afin de créer une harmonie qui saurait englober toutes les diversités de la ville. « Le temps (disait Claudel), est le sens de la vie. C’est aussi celui de la ville. »
Le même auteur a publié :
« L’œuvre et le temps; l’architecture, le temps , la ville. »
Où il introduit son livre sous la forme d’une réflexion basée sur quelques faits indéniables de la vie contemporaine :
« Pourquoi nos cités modernes si droites et rationnelles sont elles aujourd'hui délaissées quand un village médiévale impraticable attire les visiteurs du monde entier. Pourquoi nos constructions modernes ne savent-elles plus vieillir quand nos œuvres anciennes gagnaient avec l’âge en dignité. Derrière ces questions en apparence nostalgiques se cache une question essentielle qui touche à notre façon d’habiter le monde, une question qui touche a notre rapport au temps, à l’ « autre » et à la « matière » du monde. Cette question touche à notre conception de la nature, de l’art et de la technique, du politique enfin et, au croisement de ces quatre perspectives, à l’architecture et à la ville. »
J’ai également trouvé deux petits livres forts intéressants :
« Manifesto for a cinematic architecture » (écrit par Pascal Schöning) qui vient à première vue un peu rejoindre les idées de Toyo ito dans ses « Écrits » (Collection « Partitions » 1991) et dans lequel Ito rapproche la ville du futur à la représentation cinématographique. Encore là, il est question de « vitesse » à laquelle on perçoit les choses. Ceci vient du chapitre : « Quelle architecture pour la ville du futur? »
« Less aesthetics, more ethics » livre sur la 7e Biennale de Venise et dont Fuksas fait une très bonne introduction sur les potentiels qu’une nouvelle « essence » de l’architecture (et non une architecture nouvelle*) peut apporter à la ville de demain. Il est d’ailleurs cité dans le livre « Mutations » lorsqu’il parle du « magma » constamment en mutation de la ville et qui ne peut aucunement être géré par le « model urbain militaire » d’autre fois.
Puis « Future for Cities » (sous la direction de Jean Louis Maubant) qui, comme le livre « Mutations » (notamment dans le chapitre : Notes for a Cultural History between Uncertainty and the Contemporary Urban Condition) offre un récapitulatif condensé des utopies et des pensées d’autre fois afin de continuer la réflexion sur le « beyond tomorrow ». Le livre permet d’accéder ensuite à une douzaine de travaux récents effectués par de grandes firmes sur les solutions pour les villes de demain.
Bien entendu, tous ces livres ne traitent nullement d’affirmations, mais bien de réflexions ou alors de propositions sur les enjeux urbains d’aujourd’hui et de demain. Ils expliquent souvent les erreurs du passé et les concepts qui ne peuvent plus s’appliquer au « magma » d’informations que doit aujourd’hui affronter la ville.
Ma problématique pourrait donc se baser sur la « vitesse » de l’espace urbain contemporain. Et sur l’exposition des diverses théories ou faits qui parlent de ce facteur temps. Il semple bien entendu que le « Landscape Urbanism » traite de ce sujet. Est-ce que je devrais concentrer toutes mes recherches sur cette théorie? Je pourrais faire une sorte de résumé sur les pensées actuelles et les solutions envisagées. Peut-être pourriez-vous m’aider à trouver d’autres opinions contemporaines qui s’affrontent ou se contredisent afin que je puisse exposer une sorte de bilan sur les pensées d’aujourd’hui.
Merci!
Bonjour Abel, merci pour ce poste très généreux et plein d'idées provenant des lectures sérieuses et honnêtes. D'abord j'apprécie l'idée de passer à travers des lectures et de ramener ces idées vers le temps présente; ce qui corresponde à un travail sur la théorie. Il y a toutefois un hic... il y en a toujours ... Il n'est pas l'objectif ici à faire une revue critique de la littérature. Il s'agit, comme tu suggère bien ci-haut de voir ce dont ces lectures peuvent nous signifie aujourd'hui. Et ceci est un peu plus exigeant - i faut construire un texte à partir de ces lectures. Sans faire une histoire de... on peut - surtout dans le TP2 - problématique - poser une question à chaque notion du temps depuis l'espace-temps de Kant, du MM en passant par les révisionnistes des années 1970-2000. Et à chaque constat de lecture poser une question du genre «qu'est ce que ce veule dire pour nous aujourd'hui?» Dans le 3e travail alors on développe et on en conclure.
RépondreSupprimerÀ suivre...
A