vendredi 12 novembre 2010

Tp2 - L`oeuvre à travers le temps: une matiére esthétique qui définit la morphologie urbaine?

Bonjour Mr Knight,

Après avoir lu F.Choay dans l`Encyclopédie Universalis, l`urbanisme progressiste, qui démolit pour moderniser, qui définit un aménagement périphérique urbain, a réussit à instaurer une qualité esthétique, le style international. Ces villes manifestes ( Chandigarh, Brasilia), identiques sur tous les continents, font disparaitre la rue ainsi que toutes les traces de l`ancienne parcellaire. Étant à la base de la définition morphologique urbaine selon Choay, ce mouvement morphologique en réaction à ce modernisme destructeur ( CIAM, Levy, Samuels) se traduit par un urban design , selon les Anglo-Saxons, un aménagement à l`échelle des parcelles et des ilots traditionnels.

Cette rapidité de transformation qu`a subit le tissu urbain, par les mutations sociétales et l`innovation technologique, est-t-elle un facteur illustrant cette interrogation de la création esthétique? La définition de la morphologie urbaine de la ville a-elle-été honnêtement et lucidement identifiée? Cette démarche morphologique par l`analyse du tissu aurait-t-elle influencé la perception esthétique de cette discipline devenue unique entre architectes et urbanistes?

La structure urbaine est aussi faite d`investisseurs et par la collectivité, ce qui amène les dimensions fondamentales de l`analyse urbaine selon Samuels, l`économie, sociologie et démographie. À l`opposé de la forme urbaine de urban design, Levy annonce ses composantes: le contenant et le contenu. Pour lui, le tissu urbain est constitué d`éléments constitutifs qui sont des reseaux historiquement donnés : réseau viaire, parcellaire, bâti, espace libre et le site. Puisque le tissu se transforme rapidement, cette temporalité transforment ces éléments en monuments, en patrimoine urbain , par leur forte permanence. Cette méthode d`agrégation ds types de bâtiments est contre la méthode typologique de l`école de l`Italie dont A.Rossi.
- Livre : Morphologie urbaine et le parcellaire - E.Alfonso et F. Choay.

Donc, par la pluralité de ces réactions et critiques identitaires de la définition fondamentale de la morphologie urbaine, de sa qualité esthétique, le rôle de la volonté et e la conscience de soi dans la création esthétique s`est-t-dissipé? Cette mode passée des témoins du passé de travail de la main traditionnel est elle bien interprétée de nos jours? A-t-elle sa juste place dans le fondement esthétique de la forme urbaine de notre société moderne et post-moderne?

Pour y répondre, je me concentrerai sur les écris de Choay, qui parle aussi de Samuels, Levy, en établissant des hypothèses qui cherchent à identifier ce sens commun de la science de la morphologie urbaine en réaction aux méthodes des groupes modernes comme le CIAM. J`essayerai de comprendre pourquoi, tout au long de mes lectures et critiques, la modernisation de la ville est synonyme à la destruction de la ville, à sa rupture avec ses origines, son histoire, par ces facteurs sociaux et écologiques que prône le modernisme, la ville devrait-elle etre fondée, sur un design de catalogue en classant selon la logique universelle indépendante de la spécificité propre comme l`annonce Rossi dans son livre l`Architecture de la ville?

Qu`en pensez vous Mr Knight, puis je continuer en décrivant les différentes créations qui veulent définir cette qualité esthétique ?

Merci de votre aide

Bonne journée

Ouassila Fathi

3 commentaires:

  1. J aimerai etre sur de ma question de pépart afin d`laborer adéquatement mes hypothéses. D`aprés vous, est ce une question pertinente? Devrais je encore plus la préciser en limitant mes références idéologiques?

    Honnetement, je panique un peu suite à votre dernier message, je souhaite sincérement avoir ciblé mon sujet, où pouvoir bien plus l`encadrer avec ce dernier message.

    Merci beaucoup

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  2. Ouassila, au départ, ton approche est très intéressant dans la mesure que tu discute les idées de Choay concernant la changement rapide du tissu urbain. Mais à la fin je me perds quant à la question de départ. Je comprends que le sujet générale est devenu l'esthétique artisanale des bâtiments et la morphologie urbaine. Quelle est la question de départ? Je suggère que tu discute Choay et le tissu urbain. Réponds moi au sujet de la question de départ stp.
    A

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  3. Bonjour Mr Knight,

    suite à votre message, le sujet généal du sujet est bien l`esthétique artisanal des batiments et la morphologie urbaine. En fait, selon l`equete de F.Choay, Laville et l`imaginaire, il y a bien distinction entre le contenu (les habitants, la substance sociale comme le dit Levy), et le contenant ( les équipements, la substance physique de la ville selon Levy aussi) :
    « le langage spatial à travers lequel la forme du contenu est manifestée» _ livre Morphologie urbaine et Parcellaire - F.Choy et E.Alfonso

    Donc, il y a une dualité entre l`espace de travail et l`habitat, leurs esthétiques distinctes annonce, comme le dit Choay, trois pôles métaphoriques (habitat, industrie et le centre) liés par des réseaux efficaces. Cette idée de ville comme espace «opération» démontre cette rupture du rythme de vie, du temps de perception, par l`adoption d`un «rythme binaire production-consommation».

    Cet esthétique formelle de l`espace vécu est devenu, dans ce monde moderne de technologie et de virtuel, élaboré dans l`espace opérationnel par l`imaginaire contemporain technique, scientifique, et surtout répondant à la commande et aux exigences économiques et écologiques.

    Ce que je veux critiquer en fait c`est l`analyse morphologique urbaine, l`imaginaire urbain qui change doublement d`echelle de création : l`echelle du batiment- de la ville avec son - de l`élaboration 3D.
    Ce changement d`intervention a peut être changé notre langage de la ville? Avant, durant le Moyen Age, la ville était un ensemble iconographique complétement détaché de la planimétrie. La ville est donc une image et pas un objet. Après la révolution industrielle, le «positivité discursive», selon Choay qui cite Foucault, devient le facteur fondateur de la morphologie urbaine, la ville devient objet.
    Donc il est vrai de dire que la l`esthétique de la morphologie urbaine, passant par celle du parcellaire pour le tissu urbain, et par bâtiment pour le cadre bâti, confirme une difficulté de changement d`échelle dans la lecture et élaboration de la ville.
    Avons nous perdu cette faculté de lire l`essentiel ?
    Cet espace contemporain détenant sa signification économique doit agir aujourd`hui selon des réseaux modernes reliés et interdépendants, alors que l`esthétique des traces patrimoniales est, par sa permanence, dominant dans l`inconscient de l`habitant. Avons nous donc perdu cet attachement à l`histoire au bénéfice des soucis économiques?

    Je sais que Rossi fait appelle à la mémoire collective, à l`ordre par le rationalisme, à un catalogue de typologies reconnues par notre sens commun, par notre histoire commune. Mais détruire pour moderniser afin de mieux vivre dans la ville a changé notre façon de voir, de croire en la ville, en son histoire. Vivre l`espace monumentale par l`esthétique contemporaine est-elle possible de nos jours? «l`observation se transforme plus tard en souvenirs. En sommes nous capables étant le contenu, les percepteurs de cet esthétique?

    Mr Knight, j`ai en fait plusieurs questions qui veulent signifier les hypothèses de mon modeste essai de mémoire. Ainsi, la question de départ à cette longue analyse:

    Le mouvement moderne traduit-il honnetement l`esthétique de la morphologie urbaine par artisanal des batiments?

    En effet, Choay prône la production de nouvelles traces (son livre: Le sens de la ville), je crois qu`il faut questionner cette approches, je crois que qu`il insuffisant de croire que le positivisme du modernisme peut résoudre toutes les lacunes des cités passées. Je pense que ce questionnement est essentiel pour comprendre notre rôle dans ce monde constamment en changement et en évolution.

    D`après moi, mon sujet est passionnant, je considère que l`esthétique passe par la perception, comme pour Rossi, mais je crois que c`est par une idéologie moderne du Plug In, mais avec un respect des traces anciennes, aux patrimoine de la cité.

    J`espère avoir trouvé une problématique stimulante. Qu`en pensez vous Mr Knight?

    Bonne nuit

    Ouassila

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