jeudi 11 novembre 2010

TP2

Bonjour M. Knight,

Dans mon TP1, en me basant majoritairement sur les écrits de Rossi, je me suis questionnée sur l’importance de la mémoire collective au sein de la ville. En effet, selon Rossi, un projet doit s’enraciner dans la culture urbaine et dans la mémoire de la ville.

Partant de cette première piste, plusieurs interrogations m’ont interpellé.
-La théorie de Rossi est-elle strictement théorique, applicable ou encore réalisable?
Je crois qu’il est important de différencier une théorie applicable d’une théorie réalisée.
-Y a-t-il une réelle dialectique entre liberté et norme ou encore entre typologie architecturale et morphologie urbaine? Est-il possible de concilier les rapports de lieu et de programme sans avoir des conséquences négatives sur les besoins de la collectivité? À quel point le respect du patrimoine bâti impose-t-il des contraintes à l’architecture?
-Y a-t-il une conciliation possible entre innovation-tradition, changement-permanence, objet-contexte? Le débat confrontant la composition contemporaine (ville comme agglomérat d’entités indépendantes, allant jusqu’au conformisme) et l’architecture en fonction de l’idée de lieu (structure urbaine) a-t-il lieu d’être?
-Rossi a-t-il une vision utopiste de l’architecture de la ville?
Par rapport aux points suivants :
Participation du collectif
Sans tenir compte du capitaliste
Rupture avec innovations

Bref, je me questionne sur l’application de la théorie de Rossi dans la ville construite d’aujourd’hui et de ses enjeux. Je me demande si sa théorie est réaliste et si elle concilie vraiment l’objet et le contexte. Devrais-je me concentrer sur une question plus précise que celles énumérées plus haut?

Suite à mes lectures, je soumets l’hypothèse qu’il est possible de concevoir la ville comme une texture, c’est-à-dire un projet enraciné dans la ville. Toutefois, je doute qu’une personne n’étant pas architecte ou urbaniste réussisse à distinguer le lien entre le bâtiment et la morphologie de la ville. Je doute aussi que cette personne en soit tout simplement consciente et cela vient à me questionner sur l’importance de la mémoire collective. Ne vaut-il donc pas mieux de viser sur les besoins de la ville?

Plusieurs concepts devront être définis, entre autre :
-typologie architecturale
-morphologie urbaine, structure urbaine
-composition contemporaine, architecture moderne
-les différences/oppositions entre: liberté/norme
Innovation/tradition
Objet/contexte

J’aimerais avoir des commentaires sur mes questions de départ. Aussi, avez-vous des lectures à me conseiller?

Merci beaucoup, Annie

1 commentaire:

  1. Enfin, Annie, ce ne sont pas des questions de départ, ils sont des questions posées dans la problématique que je vous ai inviter à énumérer dans les textes que je vous ai envoyés récemment sur la nature du tp2 (Problématique). Pour la définitions des concepts - as tu utilisé Google ou Wikapédia? Il me semble qu'il y a une foule de sites répondants à ces termes dans lesquels on trouverait des définitions. Mais mieux encore l'encyclopédie Universalis...

    -typologie architecturale
    -morphologie urbaine, structure urbaine
    -composition contemporaine, architecture moderne
    Pour ce qui concerne --les différences/oppositions entre: liberté/norme
    Innovation/tradition
    Objet/contexte
    Je dirais que ces oppositions sont tributaire de la polémique entre modernistes - du Mouvement Moderne, CIAM etc., et leurs critiques - tel que Mumford ou Jane Jacobs, etc. La tension resentie entre ces termes mise en opposition vous aident, je crois à poser des questions dans ta problématique mais je pense que le projet de les définir n'est pas nécessaire. On peut, à leurs sujet, tous simplement questionner leurs pertinence maintenant que l'on sait qu'ils font partis des discours d'il y a maintenant un soixantaine d'années. Le monde a encore changé depuis...
    A

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