lundi 8 novembre 2010

TP2 - Laideur contemporaine ou qualité Esthétique passéiste ?

Bonsoir Mr Knight,

après la lecture de votre réponse, j ai voulu rassembler les éléments de lectures qui illustrent ma problématique. En effet, j essaye de synthétiser pour exprimer de façon cohérente ma logique.

D`abord, en lisant le livre L`œuvre et le Temps, la recherche du sens commun, pour tous les créateurs de la période industrielle démontre une recherche d`identité. Cette identité est fondée sur une histoire, sur des monuments témoin du passé, ou sur une logique technique qui illustre ce développement par l`expansion typologique, chronologique et géographique.

Ensuite, le livre de F.Choay, l`allégorie du patrimoine, j`ai observé une théorie de classification du patrimoine historique comme une assimilation du temps occidental selon la reconnaissance d`une histoire universelle. Cette nécessité d`innover et de détruire va succéder les anciens monuments au nouveaux témoins du passé. De l`autre coté, une volonté politique de modernisation sert une idéologie du mouvement des CIAM et ses vedettes. Cette idéologie qui donne le droit aux artistes de créer une diversité stylistique donnant à la ville son pouvoir de séduction dans la continuité. C`est la naissance de la société mondiale par les monuments du patrimoine bâti, les artéfacts de la mémoire collective qui ébranlent par l`émotion. Le monument est donc un universel culturel, sous des formes multiples, mais tend à subir un effacement de la fonction mémoriale du monument. Au nom de l`hygiène. de la circulation et de l`esthétique, on détruit le tissu urb. Ainsi, la ville devient en elle même un patrimoine urbain historique, pendant Ruskin et Haussman.
Ainsi une conversion de la ville matérielle en objet de savoir historique est une réponse à la révolution industrielle. Cedrà invoque ainsi l`Urbanisme, une science basée sur une analyse historique puisque les formations anciennes décrivent l`identité conceptuelle de l`espace urbain.

Ces analyses proposent 3 type de figures qui démontrent cette dialectique entre l`histoire et l`historicité ( figure mémoriale, historique et historiale).

En résumé, le choix qui s`offre à nous, les fondateurs de la nouvelle discipline, est illustré dans le livre de Sitte (L art de construire des villes), critiqué vivement par CIAM, Giedoin et Le Corbusier:
la laideur de la ville contemporaine ou plutôt son absence de qualité esthétique. Aujourd'hui, le progrès technique façonne notre monde.

La question:
La conception de l`art urbain doit-elle être accordée au devenir de la société industrielle?

Hypothèses:

Pour Stadtebau, la conception suit une analyse des villes du passé, leur rôle est terminé, mais leur plastique et propédeutique demeure.

Pour Rossi et la Tendenza, dans son livre l`architecture de la ville, il s`associe, selon moi, à l`approche non révolutionnaire mais plutôt de ré-interprétation, de composer le sens du faire, et c`est ainsi qu`on se sent humain. C`est par l`étude de la psychologie collective, liée à la sociologie, est le sujet principal d`étude pour ne pas réduire la ville à un schémas. L`union du passé et du futur par la mémoire collective signifient la structure urbaine.

Donc, l`art sert à consoler de la vie, comme une prière, un Théâtre du monde qui, pat son éthique, devient tragique, en d`autres mots, c`est le théâtre de la vie qui rattache l`homme à la nature par la transfiguration de l`illusion. L`utopie, les mythes, nourrissent cette approche fondée sur la foi du savoir faire de l`œuvre de l`homme à travers l`histoire et le temps, de sa beauté esthétique perdue aujourd`hui.

Qu`en pensez vous Mr Knight, suis je plus cohérente, ou plus sensibles aux lectures multiples que j`ai faites. J`aimerai illustrer ces deux approches contraires mais complémentaires qui décrivent cette recherche d`identité dans le monde passé des monument de beauté ou dans le monde technologique de l`efficacité.

J`ai consulté le livre de Choay, le sens de la ville, et dans son texte, Sémiologie et urbanisme, la primauté de l`économie devient aussi une hypothèse potentielle puisque`elle est le référent unique du système urbain, un fonctionnalisme qui donne naissance à la production de nouvelles traces.

Merci de votre temps

Cordialement

Ouassila Fathi

Bibliographie:
Le sens de a ville / Choay, Françoise
Le culte moderne des monuments : sa nature, son origine / Riegl, Alois, 1858-1905
La ville et l'imaginaire; une enquête / Choay, Françoise
L'architecture de la ville / Rossi, Aldo, 1931-1997
L'oeuvre et le temps. IV, Analytique. L'architecture, le temps, la ville / Gruet, Stéphane
L'allégorie du patrimoine / Choay, Françoise

3 commentaires:

  1. désolée, je n arrivais pas à l`ajouter au message précédent comme commentaire. J`ai du le poster sur le Forum.

    Aussi, j ai essayé de consulter l`encyclopédie Universalis pour l`article de Choay, Urbanisme, mais c`était des services payant de plusieurs Euro. J`ai trouvé une version écrite à la bibliothèque LSH que je consulterai afin de suivre ma logique de problématique. Un message s`en suivra pour être sur de ma direction.

    Merci

    bonne soirée

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  2. Bonsoir ouassila,
    tes lectures sont bonnes et ce texte est intéressant. Je comprends que tu veux être synthétique, mais je dirait que le point de mir de ce synthèse n'est pas encore trop clair. C'est une réflexion sur la théorie et non pas sur une œuvre, un sujet ou une pratique précise. Alors mes interventions dans le cours portant sur le sens de la question de départ, les questions rendant le sujet problématique, etc., ne sont pas encore prisent en charge.
    En bref, si je retiens la valeur des lectures que tu as fait et de ta réflexion en générale, mais je m'inquiète sur le côté un peu trop générale de la question de départ. La question nous offre un choix peu encourageant - n'y a t-il pas un tiers voie de la modernisation de la ville en fonction des considérations écologiques ou sociales? Il me semble que la question aborde l'esthétique non?
    A

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  3. Bonjour Mr Knight,

    Après avoir lu F.Choay dans l`Encyclopédie Universalis, l`urbanisme progressiste, qui démolit pour moderniser, qui définit un aménagement périphérique urbain, a réussit à instaurer une qualité esthétique, le style international. Ces villes manifestes ( Chandigarh, Brasilia), identiques sur tous les continents, font disparaitre la rue ainsi que toutes les traces de l`ancienne parcellaire. Étant à la base de la définition morphologique urbaine selon Choay, ce mouvement morphologique en réaction à ce modernisme destructeur ( CIAM, Levy, Samuels) se traduit par un urban design , selon les Anglo-Saxons, un aménagement à l`échelle des parcelles et des ilots traditionnels.

    Cette rapidité de transformation qu`a subit le tissu urbain, par les mutations sociétales et l`innovation technologique, est-t-elle un facteur illustrant cette interrogation de la création esthétique? La définition de la morphologie urbaine de la ville a-elle-été honnetement et lucidement identifiée? Cette démarche morphologique par l`analyse du tissu aurait-t-elle influencé la perception esthétique de cette discipline devenue unique entre architectes et urbanistes?

    La structure urbaine est aussi faite d`investisseurs et par la collectivité, ce qui amène les dimensions fondamentales de l`analyse urbaine selon Samuels, l`économie, sociologie et démographie. À l`opposé de la forme urbaine de urban design, Levy annonce ses composantes: le contenant et le contenu. Pour lui, le tissu urbain est constitué d`éléments constitutifs qui sont des reseaux historiquement donnés : réseau viaire, parcellaire, bâti, espace libre et le site. Puisque le tissu se transforme rapidement, cette temporalité transforment ces éléments en monuments, en patrimoine urbain , par leur forte permanence. Cette méthode d`agrégation ds types de bâtiments est contre la méthode typologique de l`école de l`Italie dont A.Rossi.

    Donc, par la pluralité de ces réactions et critiques identitaires de la définition fondamentale de la morphologie urbaine, de sa qualité esthétique, le rôle de la volonté et e la conscience de soi dans la création esthétique s`est-t-dissipé? Cette mode passée des témoins du passé de travail de la main traditionnel est elle bien interprétée de nos jours? A-t-elle sa juste place dans le fondement esthétique de la forme urbaine de notre société moderne et post-moderne?

    Pour y répondre, je me consentrerai sur les écris de Choay, qui parle aussi de Samuels, Levy, en établissant des hypothéses qui cherchent à identifier ce sens commun de la science de la morphologie urbaine en réaction aux méthodes des groupes modernes comme le CIAM. J`essayerau de comprendre pourquoi, tout au long de mes lectures et critiques, la modernisation de la ville est synonime à la destruction de la ville, à sa rupture avec ses origines, son histoire, par ces facteurs sociaux et écologiques que prone le modernisme, la ville devrait-elle etre fondée, sur un design de catalogue en classant selon la logique universelle indépendante de la spécificité propre comme l`annonce Rossi dans son livre l`Architecture de la ville?

    Qu`en pensez vous Mr Knight, puis je continuer en décrivant les differentes créations qui veulenet défiir cette qualité esthétique ?

    Merci de votre aide

    Bonne journée

    Ouassila Fathi

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