mercredi 3 novembre 2010

Tp2- Le temps et l`oeuvre

Bonjour Mr Knight,

pour faire suite à ma problématique pour le Tp2, je souhaite en fait aborder le sujet en fournissant une approche théorique d`une question. En me concentrant sur la recherche du sens commun de Rossi, La Tendenza, les approches historicistes accrochées à la tradition, l`idéologie de Archigramme, 1964, Plog in City, répond en fait à une assimilation du présent par le jeu, de la diagonale pour la vitesse du temps, un chaos dynamique où l`on se perd et où l`on se Plug pour y appartenir.

Ces deux optiques, avec plusieurs autres projets, démontrent que. selon moi, cette recherche du sens commun par l`œuvre, démontrée en effet, selon S. Gruet, dans son livre L`œuvre et le temps, indique une origine et une direction pour l`avenir. Mais, selon moi, c`est notre rapport au temps qui annonce notre façon de le vivre. On sait que le temps, selon le même auteur, désigne une rencontre, une négociation, un accord imprévisible et l`un et de l`autre dans la matériel du monde, donne un sens et une mesure aux choses, permet que la multiplicité soit libre et unis par l`œuvre collective, la cité. Donc, notre rapport au temps à changé par le refus de l`altérité, de la matérialité, de la temporalité du monde. Ceci devient en fait tragique puisque l`architecture agit sur les multitudes humaines.

Notre rapport au temps est travers l`oeuvre, celle-ci exprime une harmonie physique et politique, la ville, cette beauté que notre civilisation a perdu l`instinct et le secret. Ces oeuvres de la nature et de l`art sont en fait les seules réalités sensibles qui témoignent du temps et dont nous tirons le sentiment de notre communauté de destin.

Cette recherche du sens commun passe aussi par une politique qui négocie avec les conditions de réalisation harmonieuses et durables. Alors qu`aujourd'hui`hui, nous réfléchissons notre rapport au temps par notre manque de temps, par sa vitesse, par son économie, par sa consommation, par son investissement, en bref, par nos besoins devenus primordiaux et surtout éphémère. Je peux donc me poser cette
très simple question : Où va le monde? Une société de consommation, une concentration de plus en plus importante dans les villes, une demande qui augmente, une production qui doit y répondre, une mondialisation des rapports commerciaux, tout ceci démontre que nous devions changer en se rassemblant pour améliorer notre vie et répondre à tous nos besoins, sans difficulté. Appartenir un système devient en fait une solution au problème, mais cette solution devient le problème quand le temps n`est un outil mais une conséquence.
Comment nous interprétons notre vie si on est devant un choix: la permanance des symboles qui régissent notre identité ou une redéfinition du lexique de construction afin de produire, distribuer et fructifier notre économie. L`économie méne le monde et c`est elle qui régit notre interprétation du temps, selon l`histoire de cette communauté infailliblement reliée aux traces du passée.

Selon vous Mr Knight, mon approche est-elle claire?, plus précise ?, où peut-être je devrais choisir deux projets qui seraient le symbole de ces idéologies en les comparent?
Ma recherche de problématique et de hypothèses est-elle dans la bonne direction?

Merci de votre temps

Bonne journée

3 commentaires:

  1. Je m'excuse ouassila, je me perds dans ce texte, je n'ai pas lu le livre en question. Si ta recherche se penche sur un comparaison des deux oeuvres citées, Rossi et Archigram, à partir du livre de Gruet, il me semble que je mérite alors la question de départ afin de comprendre l'ensemble de la démarche.
    Si tu peux me fournir un ensemble d'idées d'un façon cohérent, je peux te répondre de façon cohérent. Ce n'est pas que tes idées ne sont pas cohérentes - c'est que je ne comprends pas où te va avec cela. Dans mon avis, reposer ta mémoire sur un seul livre est dangereux. Je suggère que tu lise François Choay dans l'encyclopédie Universalis: rubrique Urbanisme:
    un aménagement à l'échelle des parcelles et des îlots traditionnels correspond à la pratique que les Anglo-Saxons appellent urban design. Les études de morphologie et les recherches sur les parcellaires urbain et rural, lancées avant la Seconde Guerre mondiale par la géographie lablachienne et par Marc Bloch, ont été reprises par des architectes, d'abord en Italie (G. Samona, C. Aymonino, A. Rossi) et dès le début de la crise du mouvement moderne. Cette démarche pourrait présager une réconciliation de l'aménagement avec l'échelle humaine et permettre aux architectes de retrouver un rôle créateur, à la mesure de leurs ambitions légitimes.

    Au regard des récentes mutations sociétales, induites par l'innovation technique, les théories de l'urbanisme, de Cerdá aux C.I.A.M., apparaissent aujourd'hui singulièrement naïves. Il n'en demeure pas moins souhaitable que la multiplication des savoirs et des pratiques impliqués dans la production de notre environnement laisse subsister une réflexion de synthèse, commune à la diversité des intervenants.
    Françoise CHOAY
    J'attends la question de départe reformulée.
    A

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  2. Bonsoir Mr Knight,

    après la lecture de votre réponse, j ai voulu rassembler les éléments de lectures qui illustre ma problématique. En effet, j essaye de synthétiser pour exprimer de façon cohérente ma logique.

    D`abord, en lisant le livre L`œuvre et le Temps, la recherche du sens commun, pour tous les créateurs de la période industrielle démontre une recherche d`identité. Cette identité est fondée sur une histoire, sur des monuments témoin du passé, ou sur une logique technique qui illustre ce développement par l`expansion typologique, chronologique et géographique.

    Ensuite, le livre de F.Choay, l`allégorie du patrimoine, j`ai observé une théorie de classification du patrimoine historique comme une assimilation du temps occidental selon la reconnaissance d`une histoire universelle. Cette nécessité d`innover et de détruire va succéder les anciens monuments au nouveaux témoins du passé. De l`autre coté, une volonté politique de modernisation sert une idéologie du mouvement des CIAM et ses vedettes. Cette idéologie qui donne le droit aux artistes de créer une diversité stylistique donnant à la ville son pouvoir de séduction dans la continuité. C`est la naissance de la société mondiale par les monuments du patrimoine bâti, les artéfacts de la mémoire collective qui ébranlent par l`émotion. Le monument est donc un universel culturel, sous des formes multiples, mais tend à subir un effacement de la fonction mémoriale du monument. Au nom de l`hygiène. de la circulation et de l`esthétique, on détruit le tissu urb. Ainsi, la ville devient en elle même un patrimoine urb historique, pendant Ruskin et Haussman.
    Ainsi une conversion de la ville matérielle en objet de savoir historique est une réponse à la révolution industrielle. Cedrà invoque ainsi l`Urbanisme, une science basée sur une analyse historique puisque les formations anciennes décrivent l`identité conceptuelle de l`espace urbain.

    Ces analyses proposent 3 type de figures qui démontrent cette dialectique entre l`histoire et l`historicité ( figure mémoriale, historique et historiale).

    En résumé, le choix qui s`offre à nous, les fondateurs de la nouvelle discipline, est illustré dans le livre de Sitte (L art de construire des villes), critiqué vivement par CIAM, Giedoin et Le Corbusier:
    la laideur de la ville contemporaine ou plutôt son absence de qualité esthétique. Aujourd'hui, le progrès technique façonne notre monde.

    La question:
    La conception de l`art urbain doit-elle être accordée au devenir de la société industrielle?

    Hypothèses:

    Pour Stadtebau, la conception suit une analyse des villes du passé, leur rôle est terminé, mais leur plastique et propédeutique demeure.

    Pour Rossi et la Tendenza, dans son livre l`architecture de la ville, il s`associe, selon moi, à l`approche non révolutionnaire mais plutôt de ré-interprétation, de composer le sens du faire, et c`est ainsi qu`on se sent humain.

    Donc, l`art sert à consoler de la vie, comme une prière, un Théâtre du monde qui, pat son éthique, devient tragique, en d`autres mots, c`est le théâtre de la vie qui rattache l`homme à la nature par la transfiguration de l`illusion.

    Qu`en pensez vous Mr Knight, suis je plus cohérente, ou plus sensibles aux lectures multiples que j`ai faites. J`aimerai illustrer ces deux approches contraires mais complémentaires qui décrivent cette recherche d`identité dans le monde passé des monument de beauté ou dans le monde technologique de l`efficacité.

    J`ai consulté le livre de Choay, le sens de la ville, et dans son texte, Sémiologie et urbanisme, la primauté de l`économie devient aussi une hypothèse potentielle puisque`elle est le référent unique du système urbain, un fonctionnalisme qui donne naissance à la production de nouvelles traces.

    Merci de votre temps

    cordialement

    Ouassila Fathi

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