Bonjour Mr Knight,
suite à votre message, le sujet général du sujet est bien l`esthétique artisanal des bâtiments et la morphologie urbaine. En fait, selon l`enquête de F.Choay, La ville et l`imaginaire, il y a bien distinction entre le contenu (les habitants, la substance sociale comme le dit Levy), et le contenant ( les équipements, la substance physique de la ville selon Levy aussi) :
« le langage spatial à travers lequel la forme du contenu est manifestée» _ livre Morphologie urbaine et Parcellaire - F.Choy et E.Alfonso
Donc, il y a une dualité entre l`espace de travail et l`habitat, leurs esthétiques distinctes annonce, comme le dit Choay, trois pôles métaphoriques (habitat, industrie et le centre) liés par des réseaux efficaces. Cette idée de ville comme espace «opération» démontre cette rupture du rythme de vie, du temps de perception, par l`adoption d`un «rythme binaire production-consommation».
Cet esthétique formelle de l`espace vécu est devenu, dans ce monde moderne de technologie et de virtuel, élaboré dans l`espace opérationnel par l`imaginaire contemporain technique, scientifique, et surtout répondant à la commande et aux exigences économiques et écologiques.
Ce que je veux critiquer en fait c`est l`analyse morphologique urbaine, l`imaginaire urbain qui change doublement d`échelle de création : l`échelle du bâtiment- de la ville avec son - de l`élaboration 3D.
Ce changement d`intervention a peut être changé notre langage de la ville? Avant, durant le Moyen Age, la ville était un ensemble iconographique complétement détaché de la planimétrie. La ville est donc une image et pas un objet. Après la révolution industrielle, le «positivité discursive», selon Choay qui cite Foucault, devient le facteur fondateur de la morphologie urbaine, la ville devient objet.
Donc il est vrai de dire que la l`esthétique de la morphologie urbaine, passant par celle du parcellaire pour le tissu urbain, et par bâtiment pour le cadre bâti, confirme une difficulté de changement d`échelle dans la lecture et élaboration de la ville.
Avons nous perdu cette faculté de lire l`essentiel ?
Cet espace contemporain détenant sa signification économique doit agir aujourd`hui selon des réseaux modernes reliés et interdépendants, alors que l`esthétique des traces patrimoniales est, par sa permanence, dominante dans l`inconscient de l`habitant. Avons nous donc perdu cet attachement à l`histoire au bénéfice des soucis économiques?
Je sais que Rossi fait appelle à la mémoire collective, à l`ordre par le rationalisme, à un catalogue de typologies reconnues par notre sens commun, par notre histoire commune. Mais détruire pour moderniser afin de mieux vivre dans la ville a changé notre façon de voir, de croire en la ville, en son histoire. Vivre l`espace monumentale par l`esthétique contemporaine est-elle possible de nos jours? «l`observation se transforme plus tard en souvenirs. En sommes nous capables étant le contenu, les percepteurs de cet esthétique?
Mr Knight, j`ai en fait plusieurs questions qui veulent signifier les hypothèses de mon modeste essai de mémoire. Ainsi, la question de départ à cette longue analyse:
Le mouvement moderne traduit-il honnêtement l`esthétique de la morphologie urbaine par artisanal des bâtiments?
En effet, Choay prône la production de nouvelles traces (son livre: Le sens de la ville), je crois qu`il faut questionner cette approches, je crois que qu`il insuffisant de croire que le positivisme du modernisme peut résoudre toutes les lacunes des cités passées. Je pense que ce questionnement est essentiel pour comprendre notre rôle dans ce monde constamment en changement et en évolution.
D`après moi, mon sujet est passionnant, je considère que l`esthétique passe par la perception, comme pour Rossi, mais je crois que c`est par une idéologie moderne du Plug In, mais avec un respect des traces anciennes, aux patrimoine de la cité.
J`espère avoir trouvé une problématique stimulante. Qu`en pensez vous Mr Knight?
Bonne nuit
Ouassila
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Ce que je veux dire Mr Knight c`est:
RépondreSupprimerPourquoi on détruit nos monuments du passé, qu`ils soient bâtiments historiques ou traces urbaines? Leur message esthétiques n`est plus interprété de la même manière? Avons nous changé notre façon de ressentir, de vivre des espaces?
Je questionne en fait la forme de la ville moderne, leur sens. L`inconscient et l`imaginaire urbain contemporain est le créateur de notre cité moderne le modeleur de notre héritage patrimonial. Ce respect du patrimoine est-il devenu sélectif jusqu'à disparition de ces liens au passé? Ces critères de sélection ont-ils modifié notre manière de vivre dans la ville?
C`est un contraste flagrant qui désolidarise, selon moi, histoire et science.
Merci beaucoup pour votre aide Mr Knight
Ouassila
Moi aussi, Ouassila, je trouve tous les sujets portant sur la ville passionnants. Évidement j'ai le soucis d'éviter que les étudiants ne «mordre pas sur des morceaux trop larges et indigestes» qu'ils sabotage la possibilité de faire une mémoire succincte et valable. À chaque fois que tu m'écris, j'ai le sentiment à assister à un discours qui brosse un tableau panoramique. Il faut peut-être cesser de discourir et commencer à fixer un objective d'apprentissage plus modeste. Ceci dit, ton sujet est très bien si tu tiens aux écrits de Choay et al, pour démontrer pourquoi les formes de la ville d'aujourd'hui ne sont pas si satisfaisant que certains réclames.
RépondreSupprimerBon rédaction - à partir de ces éléments bibliographiques discutées jusqu'ici. En peut continuer à discuter après la remise de la problématique... TP2.
A